Comprendre, écouter,
expérimenter, créer.
Je ne cherche pas seulement à apprendre à un élève à jouer du piano. Je cherche à lui permettre de devenir musicien : capable d’écouter, de comprendre, de faire des choix, de transformer ce qu’il apprend et, peu à peu, de créer par lui-même.
Une liberté qui se construit
à l’intérieur des règles
Cette pédagogie s’est imposée à moi presque naturellement, comme une logique. Mais un déclic l’a éclairée : l’étude de la vie des compositeurs. Connaître leur histoire, leur contexte, leurs convictions, ce que l’on attendait d’eux, m’a aidé à me projeter dans l’art musical lui-même.
J’y ai trouvé une recherche de vérité et d’expression de soi, une quête de liberté expressive et humaine, menée dans la maîtrise et le respect des règles de leur art. Ces vies sont devenues pour moi des guides : respecter l’autre, ne pas céder à une émotion trop vive, garder le contrôle sans renoncer à l’intensité.
Le pourquoi du comment
S’il y a une chose que je refuse en cours, c’est qu’un élève répète une mesure sans savoir pourquoi je lui demande de la travailler de cette façon.
Il doit comprendre très vite quelle est la source du problème, et comment la régler.
Quand un élève bloque
- Il retire ses mains du clavier.
- Il respire et relativise.
- Il cherche la solution avec la lecture et la logique qu’il connaît déjà.
- Seulement s’il reste vraiment bloqué : je lui donne une astuce.
Il m’arrive de laisser un élève seul trois minutes face à une mesure choisie. Il doit se rappeler comment on règle un problème, et l’appliquer sans moi. C’est là que l’autonomie commence.
À quoi ressemble un cours
Tout ce qui est décrit sur cette page ne se fait pas en un seul cours : c’est un chemin qui se construit au fil des mois et des années, au rythme de chaque élève.
En cours particulier, tout est relié
En conservatoire, l’instrument, la formation musicale et l’harmonie sont enseignés dans des cours séparés. En cours particulier, tout se retrouve dans le même temps : chaque notion est immédiatement reliée au piano et au morceau travaillé.
Chaque séance suit la même structure
-
LA TECHNIQUE
Des gammes pour le passage du pouce et les déplacements, en contrôlant la régularité du rythme, l’égalité de chaque note et la détente de la main.
-
L’HARMONIE
Les degrés d’une gamme en triades, puis le plaisir de passer de l’un à l’autre : 2, 4, 5, 1… Selon le niveau viennent les renversements, les arpèges, les emprunts, les modulations.
-
LE RÉPERTOIRE
Avant de déchiffrer, on analyse deux ou trois systèmes pour anticiper : métrique, tonalité, tempo, articulations, modulations. Puis mains séparées, par blocs de quatre ou huit mesures, et mains ensemble, très lentement.
Une lecture préparée
L’élève ne déchiffre plus note après note, il reconnaît des formes. Une basse d’Alberti devient un accord déployé ; une cadence s’anticipe avant d’être jouée.
Le carnet, la maison et les parents
Chaque élève a un carnet. Ce n’est pas seulement un carnet de devoirs : c’est un carnet de leçon.
Ce que contient le carnet
- Le travail à faire.
- Les explications données à l’oral.
- Les astuces, et surtout les raisons.
Je demande un travail méthodique, où la compréhension passe avant tout.
Le rôle des parents
Avec les plus jeunes, j’initie aussi le parent, ou les parents, dès le départ. Ils comprennent ainsi la démarche et peuvent accompagner l’enfant à la maison pendant les premiers mois, là où cet appui compte le plus.
Puis, bien souvent au bout de quelques mois, l’enfant dépasse le niveau de ses parents et n’a plus besoin d’eux pour travailler. Comme les petites roues d’un vélo, cet accompagnement est fait pour disparaître une fois l’équilibre trouvé.
L’harmonie dès le début
La musique ne commence pas par une définition, mais par une expérience : un son, une tension, une résolution. La théorie vient ensuite mettre des mots sur ce que l’élève a déjà entendu.
Accords, degrés, renversements se découvrent au clavier, en jouant, avec ou sans solfège. Peu à peu, les notes ne sont plus des touches isolées : elles deviennent des relations, des fonctions, des structures. Beaucoup d’élèves finissent par le dire à leur façon : « tout est lié ».
Pour un jeune élève, Do majeur devient le « chef de famille » de ses accords, et La mineur son « petit frère ». Des images simples, qui posent les bases de la tonalité avant même d’en connaître les noms.
Harmolink,
l’harmonie rendue visible
Pour aller plus loin dans la compréhension de l’harmonie, j’ai conçu ma propre application.
- Voir. Sur le cercle des quintes, chaque accord apparaît avec son degré et tous les chemins qu’il peut prendre.
- Jouer. On connecte son clavier : ce que l’on joue s’affiche immédiatement à l’écran.
- Comprendre. Chaque accord se montre au clavier, avec ses renversements.
- Composer. On construit une progression, puis on l’écoute.
L’outil ne remplace jamais l’instrument ni l’oreille : il sert à comprendre plus vite ce que l’on entend, puis à s’en passer.
DÉCOUVRIR HARMOLINK
Une œuvre à sa mesure,
une œuvre « chantier »
L’élève travaille toujours deux pièces en parallèle.
- Une œuvre de son niveau, pour consolider et prendre plaisir.
- Une œuvre « chantier », plus ambitieuse, qui tire son niveau vers le haut.
Le choix du répertoire
- Deux ou trois morceaux proposés au choix, classiques ou plus modernes, toujours intéressants pianistiquement.
- Les œuvres que l’élève aimerait jouer : il peut me les proposer.
- Une pièce trop difficile peut être simplifiée : le plaisir de jouer ce que l’on aime compte aussi.
J’ai rencontré l’un de mes élèves quand il avait six ans. Le grand changement est venu le jour où je lui ai confié un morceau très ambitieux pour son niveau : une fois ce chantier maîtrisé, des œuvres encore plus redoutables sont devenues accessibles. Il a aujourd’hui quinze ans et étudie dans un grand conservatoire parisien.
Créer, très tôt
Chaque notion apprise doit devenir manipulable.
Transformer ce que l’on apprend
- Simplifier un accompagnement pour en voir la structure.
- Réduire un passage à son squelette harmonique.
- Transposer une progression.
- Transformer un motif.
Au fil des pièces, l’élève se constitue un lexique musical personnel : une boîte à outils pour sa propre musique.
Créer, sans attendre « plus tard »
- Enchaîner les degrés dans l’ordre que l’on choisit.
- Inventer une variante.
- Improviser à partir d’un procédé.
- Construire une petite pièce.
Il m’arrive de demander à un élève de modifier lui-même la consigne d’un exercice. Il ne résout plus seulement mon problème : il apprend à construire le sien. Et souvent, le vrai déclic d’une séance, c’est le moment où il entend jouer ce qu’il vient d’inventer.
Du studio à la scène
Le geste est toujours associé à une intention sonore. Et chanter une phrase aide à trouver son phrasé et l’intention d’une nuance.
Au Studio Angelus
- Des pianos acoustiques.
- Un synthétiseur relié à l’ordinateur.
- Des micros et un logiciel de production.
Au bout d’un moment, l’élève peut donc s’enregistrer. L’enregistrement agit comme un miroir : on s’écoute de l’extérieur, et l’on entend enfin ce que l’on produit vraiment.
Deux stress différents
- En studio, on peut refaire la prise : on cherche la perfection du détail.
- En concert, on n’a qu’une chance : se préparer, maîtriser son émotion sans l’éteindre, accepter l’imperfection, articuler le son pour que le public comprenne ce que l’on joue.
Le studio apprend l’exigence du détail ; la scène apprend à partager.
De la MAO à l’interprétation
Depuis quinze ans, j’ai vécu la musique sous bien des formes. Ces pratiques ne sont pas à côté de mon enseignement : elles le nourrissent.
- Composition
- Arrangement
- Chant et écriture de textes
- Enregistrement et mixage
- Concert
- Du classique au jazz
La MAO au service de l’interprétation
La MAO ouvre la porte de l’arrangement, et même de l’orchestration. L’élève apprend que la flûte, le violon ou le cor ont chacun leur tessiture et leur couleur. Et cette compréhension revient au piano : beaucoup d’œuvres sont pensées comme un orchestre réduit au clavier. L’élève qui a arrangé sur ordinateur entend ces couleurs dans la partition, et cherche à les faire sonner. Comprendre l’orchestration enrichit l’interprétation.
Même Harmolink, l’application que j’ai conçue, est née de cette logique : rendre visible ce que l’oreille entend.
Un même fond, une autre forme
Le fond de mon enseignement est le même pour tous ; c’est la forme qui change.
Enfants et adultes
- L’enfant apprend avec fluidité, sans trop se poser de questions.
- L’adulte s’interroge, doit réapprendre, reconsidérer ; il relie chaque geste musical à des années de gestes quotidiens.
Je ne parle pas à un enfant comme à un adulte, mais j’attends de chacun la même compréhension.
Qui j’accompagne
- Des élèves qui préparent le conservatoire.
- Des adultes qui commencent ou reprennent.
- Des enfants en éveil musical.
- Des enfants autistes accompagnés en structure.
Les publics changent, la conviction reste la même : chacun peut comprendre la musique, à sa manière.
Et les tout-petits,
dans tout ça ?
Dès 4-5 ans, la musique commence par le jeu. L’éveil musical suit la même logique que le reste de mon enseignement : partir de l’expérience, installer des bases, puis créer. Simplement, tout passe par le jeu, le corps et les sens. L’objectif n’est pas de former de futurs virtuoses, mais de donner à l’enfant un premier rapport vivant à la musique : écouter, doser un son, suivre un rythme, jouer avec les autres.
Au Studio Angelus, les enfants découvrent trois pianos aux sonorités différentes et des instruments adaptés à leur âge : xylophones, tambourins, djembé, petites percussions.
Chaque jeu a sa part de plaisir, et chacun travaille quelque chose de précis :
-
Le chef d’orchestre
Suivre des signaux (stop, fort, doux), puis devenir soi-même le chef et donner les consignes aux autres.
L’observation, la confiance en soi.
-
« 1, 2, 3, musique »
Bouger au rythme du piano, puis s’arrêter net, comme une statue, quand la musique s’arrête.
L’écoute, le contrôle de soi.
-
Les percussions corporelles
Mains, cuisses, pieds, torse : créer des rythmes avec tout le corps, presque comme un sport.
La coordination, le sens du rythme.
-
Fort, moyen, doux
Doser l’intensité d’un son, sur un instrument, au piano ou avec la voix.
La maîtrise du geste et de son énergie.
-
Les ronds sur la portée
Tracer des notes sur de grandes portées, puis sur des portées de plus en plus petites.
La précision du geste, utile aussi pour l’écriture.
-
Ronde, blanche, noire
Reconnaître la durée des notes et compter les temps : la ronde dure quatre temps, la noire un seul.
Un premier rapport ludique aux nombres.
Les premières séances posent des bases simples et répétées. Une fois ces repères installés, on passe à des projets plus longs qui les mobilisent tous : apprendre ensemble une courte pièce, ou inventer une histoire mise en musique, où chaque enfant choisit un instrument pour représenter un personnage, comme pour la bande originale d’un film.
Ce qui se travaille en éveil ne reste pas dans la salle de musique : le contrôle du geste se retrouve dans le tracé à l’écrit, l’écoute dans la capacité à suivre une consigne, le jeu à plusieurs dans la vie de classe ou en famille. Chaque enfant avance à son rythme, et le déroulé s’adapte à lui.
Le parcours peut se conclure par une petite représentation devant les parents, dans la salle du studio, ou par l’enregistrement des compositions travaillées, que je réalise moi-même. Un souvenir concret, à écouter et à partager.
Pour les plus petits, apprendre la musique commence par jouer avec elle.
Six mouvements, une seule direction
- ÉprouverEntendre, jouer, ressentir.
- ComprendreChercher le pourquoi du comment.
- NommerDonner un vocabulaire à l’expérience.
- ManipulerTransformer, simplifier, complexifier, transposer.
- CréerImproviser, inventer, écrire, faire des choix.
- S’autonomiserSavoir comment travailler, sans dépendre constamment du professeur.
Ces mouvements ne se franchissent pas une fois pour toutes : ils se rejouent à chaque nouvelle notion, de la première séance jusqu’aux œuvres les plus exigeantes.
La finalité n’est pas de former un élève qui exécute parfaitement ce qu’on lui demande. C’est de former un musicien conscient, curieux, exigeant et progressivement libre : capable de comprendre ce qu’il joue, d’entendre ce qu’il fait et de créer à partir de ce qu’il a appris.
Elle en est l’un des moyens.
Understand, listen,
experiment, create.
I don’t simply want to teach a student to play the piano. I want to help them become a musician: someone able to listen, to understand, to make choices, to transform what they learn and, step by step, to create on their own.
A freedom built
within the rules
This way of teaching came to me almost naturally, like a logic that imposed itself. But one thing made it clear: studying the lives of composers. Knowing their story, their context, their beliefs and what was expected of them helped me project myself into the art of music itself.
I found in them a search for truth and self-expression, a quest for expressive and human freedom, pursued with mastery and respect for the rules of their art. Their lives became guides for me: respecting others, not giving in to overwhelming emotion, staying in control without giving up intensity.
Knowing the why behind the how
If there is one thing I refuse in a lesson, it is a student repeating a bar without knowing why I am asking them to practise it that way.
They must quickly understand where the problem comes from, and how to solve it.
When a student gets stuck
- They take their hands off the keyboard.
- They breathe and step back.
- They look for the solution using the reading and logic they already know.
- Only if they are truly stuck: I give them a tip.
Sometimes I leave a student alone for three minutes with a chosen bar. They must remember how a problem is solved, and apply it without me. That is where independence begins.
What a lesson looks like
Everything described on this page does not happen in a single lesson: it is a path built over months and years, at each student’s own pace.
In private lessons, everything is connected
In a music school, the instrument, music theory and harmony are taught in separate classes. In private lessons, everything comes together at once: every idea is immediately connected to the piano and to the piece being studied.
Every lesson follows the same structure
TECHNIQUE
Scales for thumb-under and hand shifts, with attention to steady rhythm, evenness of every note and a relaxed hand.
HARMONY
The degrees of a scale as triads, then the fun of moving from one to another: 2, 4, 5, 1… Depending on the level come inversions, arpeggios, borrowed chords and modulations.
REPERTOIRE
Before sight-reading, we look at two or three systems to anticipate: time signature, key, tempo, articulations, modulations. Then hands separately, in blocks of four or eight bars, and hands together, very slowly.
Prepared reading
The student no longer reads note by note, they recognise shapes. An Alberti bass becomes a broken chord; a cadence is anticipated before it is played.
The notebook, home and parents
Every student has a notebook. It is not just for homework: it is a lesson notebook.
What goes in the notebook
- What to practise.
- The explanations given out loud.
- Tips, and above all the reasons behind them.
I ask for methodical practice, where understanding comes first.
The role of parents
With the youngest students, I also introduce the parent, or parents, to the approach from the start. They understand how it works and can support their child at home during the first months, when that support matters most.
Then, often after a few months, the child goes well beyond their parents’ level and no longer needs them to practise. Like training wheels on a bike, this support is meant to disappear once balance is found.
Harmony from the very start
Music does not begin with a definition but with an experience: a sound, a tension, a resolution. Theory then puts words to what the student has already heard.
Chords, degrees and inversions are discovered at the keyboard, by playing, with or without music theory. Little by little, notes are no longer isolated keys: they become relationships, functions, structures. Many students end up putting it in their own words: “everything is connected.”
For a young student, C major becomes the “head of the family” of their chords, and A minor its “little brother”. Simple images that lay the foundations of key and relative minor before they even know the names.
Harmolink,
harmony made visible
To go further in understanding harmony, I designed my own app.
- See. On the circle of fifths, every chord appears with its degree and all the paths it can take.
- Play. Connect your keyboard: what you play shows up on screen instantly.
- Understand. Every chord is shown on a keyboard, with its inversions.
- Compose. Build a progression, then listen to it.
The tool never replaces the instrument or the ear: it helps you understand what you hear more quickly, and then do without it.
DISCOVER HARMOLINK
A piece at their level,
a “challenge” piece
Students always work on two pieces in parallel.
- A piece at their level, to consolidate and enjoy.
- A “challenge” piece, more ambitious, that pulls their level upwards.
Choosing the repertoire
- Two or three pieces to choose from, classical or more modern, always pianistically interesting.
- Pieces the student would love to play: they can suggest them.
- A piece that is too difficult can be simplified: the joy of playing music you love matters too.
I met one of my students when he was six. The big change came the day I gave him a very ambitious piece for his level: once that challenge was mastered, even more demanding works became within reach. He is now fifteen and studies at a major conservatoire in Paris.
Creating, early on
Every idea learned should become something you can manipulate.
Transforming what you learn
- Simplifying an accompaniment to see its structure.
- Reducing a passage to its harmonic skeleton.
- Transposing a progression.
- Transforming a motif.
Piece after piece, students build their own musical vocabulary: a toolbox for their own music.
Creating, without waiting for “later”
- Putting degrees in the order you choose.
- Inventing a variation.
- Improvising from a technique.
- Building a short piece.
Sometimes I ask a student to change the instructions of an exercise themselves. They are no longer just solving my problem: they learn to build their own. And often the real breakthrough of a lesson is the moment they hear what they have just invented.
From the studio to the stage
Every gesture is tied to an intended sound. And singing a phrase helps find its shape and the intention behind a dynamic.
At Studio Angelus
- Acoustic pianos.
- A synthesizer connected to a computer.
- Microphones and production software.
After a while, students can record themselves. Recording works like a mirror: you hear yourself from the outside, and finally hear what you really produce.
Two different kinds of stress
- In the studio, you can do another take: you aim for perfection in every detail.
- In concert, you only get one chance: prepare, control your emotion without extinguishing it, accept imperfection, shape the sound so the audience understands what you play.
The studio teaches attention to detail; the stage teaches you to share.
From computer music to interpretation
For fifteen years I have lived music in many forms. These activities are not separate from my teaching: they feed it.
- Composing
- Arranging
- Singing and lyric writing
- Recording and mixing
- Live performance
- From classical to jazz
Music production serving interpretation
Music production opens the door to arranging, and even orchestration. Students learn that the flute, the violin or the horn each have their own range and colour. And that understanding comes back to the piano: many works are conceived as an orchestra reduced to the keyboard. A student who has arranged on a computer hears those colours in the score, and tries to bring them out. Understanding orchestration enriches interpretation.
Even Harmolink, the app I designed, was born from this logic: making visible what the ear hears.
The same substance, a different form
The substance of my teaching is the same for everyone; only the form changes.
Children and adults
- Children learn fluidly, without asking too many questions.
- Adults question, have to relearn and reconsider; they connect every musical gesture to years of everyday movements.
I don’t speak to a child the way I speak to an adult, but I expect the same understanding from both.
Who I work with
- Students preparing for a conservatoire.
- Adults starting or returning.
- Children in early music classes.
- Autistic children supported by specialised services.
The audiences change, the conviction stays the same: everyone can understand music, in their own way.
And what about
the little ones?
From age 4–5, music begins with play. Early music classes follow the same logic as the rest of my teaching: start from experience, build foundations, then create. Only here, everything goes through play, the body and the senses. The goal is not to train future virtuosos, but to give children a first living relationship with music: listening, controlling a sound, following a rhythm, playing with others.
At Studio Angelus, children discover three pianos with different sounds and instruments suited to their age: xylophones, tambourines, a djembe, small percussion.
Every game is fun, and each one develops something specific:
The conductor
Follow signals (stop, loud, soft), then become the conductor and give instructions to the others.
Observation, self-confidence.
“1, 2, 3, music!”
Move to the rhythm of the piano, then freeze like a statue when the music stops.
Listening, self-control.
Body percussion
Hands, thighs, feet, chest: creating rhythms with the whole body, almost like a sport.
Coordination, sense of rhythm.
Loud, medium, soft
Controlling the intensity of a sound, on an instrument, at the piano or with the voice.
Control of gesture and energy.
Circles on the staff
Drawing notes on large staves, then on smaller and smaller ones.
Precise hand movements, useful for handwriting too.
Whole, half, quarter
Recognising note values and counting beats: a whole note lasts four beats, a quarter note just one.
A first playful relationship with numbers.
The first sessions lay down simple, repeated foundations. Once these are in place, we move on to longer projects that use them all: learning a short piece together, or inventing a story set to music, where each child chooses an instrument to represent a character, like the soundtrack of a film.
What is learned in early music classes doesn’t stay in the music room: control of gesture shows up in handwriting, listening in the ability to follow instructions, playing together in class or family life. Every child progresses at their own pace, and the sessions adapt to them.
The journey can end with a small performance for parents in the studio’s music room, or with a recording of the pieces created, which I produce myself. A concrete memory to listen to and share.
For the little ones, learning music begins by playing with it.
Six movements, one direction
- ExperienceHear, play, feel.
- UnderstandLook for the why behind the how.
- NameGive words to the experience.
- ManipulateTransform, simplify, elaborate, transpose.
- CreateImprovise, invent, write, make choices.
- Become independentKnow how to practise, without constantly relying on the teacher.
These movements are not crossed once and for all: they come back with every new idea, from the very first lesson to the most demanding works.
The goal is not to train a student who flawlessly executes what they are told. It is to shape a musician who is aware, curious, demanding and gradually free: able to understand what they play, hear what they do and create from what they have learned.
It is one of its means.